Le sol de Boucherville porte le nom de la ville — et ce n'est pas de l'argile molle
Agriculture Canada a défini, dans son étude pédologique du comté de Chambly, une série de sol nommée d'après la municipalité. Les sols de la série de Boucherville y sont décrits comme « généralement profonds et mal à très mal drainés », formés d'un matériau « loameux-fin, alcalin, fortement calcaire » incorporant de 1 à 30 % de fragments grossiers — des plaquettes et graviers surtout constitués de schistes, de micro-grès et de calcaires — et occupant les replats morainiques de la plaine du Saint-Laurent. Le rapport ajoute que ces sols sont « souvent pierreux en surface » et que le gley, marque d'un engorgement quasi permanent, apparaît entre 0 et 30 cm sous la surface. Ce n'est donc pas l'argile molle que décrivent la plupart des pages commerciales : c'est un till caillouteux, dur à excaver, et malgré tout classé mal drainé. L'eau ne s'infiltre pas, elle stagne au contact de la fondation — la situation exacte où le drain périphérique fait tout le travail.
- Agriculture Canada — Étude pédologique du comté de Chambly (Québec), volume 2, A. Martin et M.C. Nolin, 1991
- Conseil national de recherches du Canada — Fondations dans les sols sujets à des gonflements ou à des retraits, J. J. Hamilton
- MERN, Géologie Québec — SIGÉOM, carte géoscientifique interactive (dépôts de surface)


